Qui est l’artiste Yayoi Kusama ?

Une référence dans le domaine de l’art, et pas uniquement qu’au Japon, son pays d’origine, Yayoi Kusama est une artiste qui a fait petit à petit son entrée en matière via des œuvres d’une grande beauté et des expositions qui ont toutes été couronnées de succès. Pour information, outre ses tableaux et ses sculptures qui ont fait d’elle une personnalité mondiale, elle est aussi une écrivaine de talent.

Une personnalité décalée, et des œuvres qui en sont la preuve et considérées par la communauté des férus d’art avant-gardistes : encore aujourd’hui, Yayoi Kusama fait parler d’elle. Mais qui est véritablement cette artiste ? Là est la question.

Yayoi Kusama en quelques mots

Dans la langue japonaise, Yayoi Kusama s’écrit « やよい くさま ».  C’est notamment l’une des rares femmes qui a su véritablement influencer le domaine de l’art, y apportant un peu d’originalité et de sensualité.

Et malgré qu’elle soit d’origine japonaise, les œuvres de cette personnalité ont leur renommée dans le monde entier. Aussi bien les collectionneurs que les simples amateurs la connaissent.

  • ­Elle ne travaille plus au Japon

Il faut souligner cependant que Yayoi Kusama ne travaille plus dans son pays d’origine, et ce, depuis de nombreuses années. Elle s’est notamment établie aux États-Unis entre 1960 et 1975, en passant par les Pays-Bas en 1967. Elle n’est revenue à Tokyo que dans les années 2000 à 2015.

  • Plusieurs cordes à son arc

Contrairement aux autres artistes, Yayoi Kusama s’est surtout fait connaitre grâce à ses nombreux talents. Notamment, en plus d’être peintre, elle est aussi douée dans la sculpture et dans l’écriture. Et à l’instar de ses tableaux, chacune de ses œuvres à rencontrer un accueil favorable auprès du grand public, du moins jusqu’à présent.

  • Qui est Yayoi Kusama ?

Originaire du Japon, Yayoi Kusama  est née le 22 mars 1929. Cela lui fait donc aujourd’hui 89 ans. Elle est réputée dans le domaine de l’art abstrait et le pop art. Elle est même l’une des références en matière de chef-d’œuvre avant-gardiste.

À l’instar de quelques rares artistes, Yayoi Kusama est née d’une famille assez fortunée du Japon. Et étant la benjamine de 4 enfants, ses parents ont tout mis en œuvre pour qu’elle puisse profiter d’une vie réussie : éducation de luxe, confort, etc. Mais la guerre de 1940 a tout changé.

Comme bien d’autres jeunes filles de son âge, elle a dû travailler pour l’armée et a été notamment affectée à la confection de parachutes et d’uniformes. Toutefois, l’art ne l’a jamais quitté, profitant de quelques moments de répit pour travailler comme elle le faisait autrefois dans les propriétés de ses parents.

Néanmoins, malgré leur situation financière aisée, on ne peut pas dire que Yayoi Kusama avait eu une enfance heureuse. Sa relation conflictuelle avec sa mère est par exemple un des points qu’elle souligne dans son autobiographie. Une des raisons, explique-t-elle qui est à la base de son envie d’indépendance assez rapidement.

Les débuts de Yayoi Kusama

L’amour de l’art n’est donc pas arrivé par hasard chez Yayoi Kusama. Cela date de son enfance, où alors elle commence déjà à trouver quelques inspirations à ces futurs tableaux.

  • Des visions

Selon les dires de l’artiste, le concept de « self Oblitération » qui sera extrêmement présent dans ses tableaux date de ses 10 ans. Il vient d’une vision qu’elle a eue au cours d’un diner familial où elle a remarqué un motif en fleur rouge sur la nappe.

Peu après, ces motifs se sont étendus dans toute la pièce. Lors de ces expositions, on peut profiter de l’originalité et de la beauté de ce concept. Les œuvres et sculptures ne sont pas uniquement exposées. Elle partage un univers plein de pois rouge à ses visiteurs comme ce fut notamment le cas en 202 à Osaka pendant l’exposition : « I pray with all of my love for tulips » dans le musée national d’art.

Ces visions inspirent l’artiste qui se targue elle-même de créer de « l’art psychosomatique » : une manière pour elle de s’échapper de son univers instable. Leur interprétation reste pourtant assez sombre : les pois symbolisent tantôt la mort, tantôt la disparition,  etc. Mais dans ce type de chef d’œuvre, les visiteurs peuvent bien l’interpréter comme ils le veulent. C’est l’avantage de l’art abstrait.

  • Une école d’art

Mais ce concept ne suffit pas. Il faut aussi apprendre des bases de la peinture et de l’art. Raison pour laquelle à 16 ans, elle intègre l’école secondaire supérieure Hiyshigaoka à Kyoto. Ici, elle étudiera les peintures traditionnelles et les modernes. Elle était l’un des précurseurs de son pays, car en ce temps, les femmes artistes n’étaient pas nombreuses.

Et dans cet univers d’art traditionnel, elle ne se sent pas à l’aise, pas chez elle. Elle se tournera rapidement vers les approches occidentales et apprend d’elle-même les bases des peintures modernes.

  • Une des plus jeunes de son domaine

Et la carrière de Yayoi Kusama commence très jeune, contrairement à ceux des autres artistes. Sa première exposition date notamment de ses 16 ans lors d’un concours en 1946 au Japon.

Mais au-delà de cela, elle a aussi développé une approche assez  » machiste  » d’un travail d’art à travers ses expressions dès son enfance. Cela est dû, selon elle à  une relation tendue avec son entourage, et aussi à une envie d’indépendance dans une société où le pouvoir du père est omniprésent.

À travers ses tableaux, elle partage une envie d’égalité et de provoquer. Cette attitude décalée et ce foret personnalité lui ont servi dans toute sa carrière, mais qui a aussi été souvent source de conflit avec les autorités.

  • La première exposition

Il faudra attendre 1952, à savoir les 23 ans de la femme pour apprécier ses premières œuvres dans une exposition à Mastumoto. L’accueil a été chaleureux. Comme dans les autres expositions qui s’en suivit, cette année-là même, Yayoi Kusama avait présenté 250 tableaux, voire plus.

  • Les prix dont elle a profité

La communauté des artistes, et ce, du monde entier reconnaissent en Yayoi Kusama un artiste accomplie. Elle a reçu notamment au cours de sa carrière de nombreux prix. La dernière en date était le Praemium Imperial en 2006 par l’association japonaise des beaux-arts. Elle a reçu cette distinction de par la qualité de ses peintures.

Mais ce n’est pas le seul à son palmarès. En 2001, elle reçoit le Asahi et en 2003, l’ordre des Arts et des Lettres de France.

Sa carrière d’écrivaine

Il a été susmentionné que Yayoi Kusama était aussi écrivaine. Cette carrière s’est également développée avec cette de l’art. Son premier livre étant publié dans les années 78. Il portait le titre de « Manhattan suicide addict ».

Jusqu’à présent, Yayoi Kusama  a une étagère bien remplie à elle toute seule. Elle est notamment l’auteur de 19 romans, tous couronné de succès. Mais outre les péripéties des héros et héroïnes divers et variés, elle est aussi à l’origine de recueil de poésie et de paroles de musiques.

Par ailleurs, elle est notamment l’une de celle qui a illustré la fameuse histoire de « les aventures d’Alice au pays des merveilles ».

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