Zoom sur l’artiste britannique Tracey Emin

Une personnalité décalée, des œuvres assez atypiques : Tracey Emin est une des artistes britanniques qui fait le plus parler d’elle, notamment à travers ses représentations assez osées.

Cette artiste de 54 ans, continue aujourd’hui de choquer par son art et ses différentes formes d’expression. En effet, contrairement aux autres, elle touche à tout : couture, dessins, vidéo, peinture, etc. Qui est réellement cet artiste. Au-delà des scandales qu’elle génère sur son passage, elle a des concepts qui en ont convaincu plus d’un. Zoom sur cet artiste britannique.

Les débuts de Tracey Emin

Née le 3 juillet 1963, Tracey Emin a aujourd’hui 54 ans. Elle a vu le jour dans la petite ville de Croydon en Grande-Bretagne. Et travaille encore aujourd’hui à Londres.

Tracey Emin ne s’est pas retrouvée par hasard dans l’univers de l’art. Elle en a fait le choix, notamment en passant par des formations comme Goldsmiths ou encore University of London Royal College of Art.

Et au fil de  sa carrière, elle s’est attribuée l’ordre de « commandeur de l’ordre de l’Empire britannique ».

On est bien loin des scandales qui ont fait la réputation de cet artiste au fil du temps.

  • Son enfance

Tracey Emin est d’origine britannique, mais du côté de son père, elle est aussi Chypriote turque. De par leur tradition, ce dernier s’était notamment marié à deux femmes, dont sa mère qui avait donné naissance à Tracey Emin et son frère jumeau et une autre. La présence du patriarche n’est donc pas un concept qu’elle connait parfaitement.

La photographie : la base de tout

Il faudra attendre les 31 ans de la jeune femme pour pouvoir en entendre parler. Et elle comme, ce notamment à attirer l’attention du public à travers la photographie. En 1994, Tracey Emin expose pour la première ses œuvres dans le White Cube Gallery de Londres. La thématique portera sur « My Major retrospective ». Ici, que des photos personnelles, et des clichés de ses tableaux qu’elle a détruits.

  • L’apogée de sa carrière

Même si l’exposition rencontre un certain succès, il faudra toutefois attendre 1995 pour que sa carrière atteigne son pic. C’est un œuvre, intitulé « Everyone I Have Ever Slept With 1963-1995 » qui sera l’apogée de sa carrière.

Il s’agit d’une tente bleue sur laquelle sera représenté le nom de tous ceux qu’elle a fréquentés et avec qui elle a dormi dans son enfance. Parmi les noms figurent celles de ses deux bébés dont elle a avorté. C’est l’un des œuvres les plus personnels qu’elle a produits. Et malgré quelques malentendus, ce dernier a été fortement apprécié par les visiteurs.

Il a longtemps été exposé au Royale Academy de Londres pour information, avant d’être détruit au cours d’un incendie en 2004.

  • La couture dans les tableaux

Dès lors, Tracey Emin a utilisé la couture comme une forme d’expression originale. Et le concept séduit. Dans les autres travaux de l’artiste, on voit souvent un coup de main unique en son genre notamment dans la mise en place des noms en lettre cousue sur les tableaux.

Choquer : c’est le mot d’ordre de Tracey Emin

Mais il faut dire que depuis peu, Tracey Emin n’a pas véritablement une très bonne réputation. Elle accumule les scandales. Ce fut notamment le cas lors de l’émission de Channel 4 pendant laquelle elle a fait une interview complètement ivre et a insulté les invités au passage. Et ce n’est pas le seul à son palmarès.

  • ­Parlons de My bed

« My Bed » c’est l’un des titres des œuvres de Tracey Emin : toujours aussi personnel et aussi sujet aux ambigüités comme la plupart de ses tableaux. À certains moments de sa vie, elle a vécu des problèmes de couple, qui a conduit la jeune femme à une dépression importante. Elle ne pouvait, ou ne voulait plus sortir de son lit pendant plusieurs jours.

Une fois, avoir repris le dessus, elle a laissé son lit dans l’état où elle l’a laissé, et l’a pris en photo pour l’exposer ensuite au Tate Gallery en 1999. Sur le tableau, on pouvait voir le lit entouré de préservatifs usagés, de mégots de cigarette et de sous-vêtements tâchés de sangs menstruels.

Cette œuvre, malgré le choc et la controverse qu’il a entrainée, a été nominée pour un prix : le « Prix Turner », qu’elle n’obtiendra malheureusement pas.

  • Une signature de l’artiste

Les œuvres personnels et choquantes comme celui-ci sont les signatures de l’artiste. Elle les qualifie même d’œuvres « monotype ». Le but est d’exposer des situations du quotidien et intime. Elle parle même ouvertement de ses avortements à travers ses œuvres, qui deviennent notamment des manières d’exorciser ses démons.

Dans les œuvres de Tracey Emin, la perfection n’existe pas. Ratures, dessins rapidement expédiés, fautes en tout genre, dans les orthographes et autres : on en rencontre souvent dans les expositions de l’artiste. Et c’est fait exprès. Elle s’exprime à travers ses tableaux de manière spontanée. Un côté naturel qui séduit notamment les férus d’art, et surtout d’art contemporain.

  • La dernière œuvre connue de Tracey Emin

En 2007, Tracey Emin sort encore une œuvre qui répond complètement à sa personnalité et à la même ligne directrice de ses œuvres. C’est une peinture autoportrait de ses jambes et de son vagin dans une série de tableaux portant comme titre « The Purple Virgins ».

Ce travail a été fait afin de représenter la Grande-Bretagne lors de la Biennale de Venise. L’accueil a été mitigé, mais lui a valeur le titre de « académicienne royale ».

Plusieurs cordes à son arc

Contrairement aux autres artistes, Tracey Emin s’exprime à travers des œuvres décalées et utilisant un grand nombre de domaines. Comme on le dit si bien, c’est une artiste qui a plusieurs cordes à son arc.

  • Plus que la photographie

C’est surtout dans la photo qu’elle est le plus présente. La photographie fait toujours partie intégrante de ses expositions. Cependant, ce n’est pas le seul domaine qu’elle exploite. Elle apprécie cette branche parce qu’elle permet de s’exprimer de manière claire et de relater les évènements du quotidien et personnel de manière très précise. Ce qui ne lui manque pas de vouloir personnaliser ses œuvres.

  • La couture

On a aussi déjà vu que la couture était l’une des signatures de Tracey Emin. Elle s’en sert pour créer des sculptures uniques, et personnaliser ses tableaux.

  • La peinture

C’est notamment lors de son exposition sélectionner pour le Prix Turner qu’on s’en est rendu compte. Tracey Emin a exposé une peinture «  The Last Week in April 1998 »  au Tate Gallery dans le but de contredire les mauvaises langues et prouver que les peintures sont encore les bienvenus pour cette distinction. Pour information, il s’agit d’une peinture inspirée d’une photographie sur polaroïd.

Il semble également important de noter que Tracey Emin utilise plusieurs approches dans ses coups de pinceaux. Mais en règle général, ces œuvres s’inspirent de l’expressionnisme avec comme source d’inspiration : « Edvard Munch » ou « Egon Shiele ».C’est elle-même qui le dit.

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